Essence : pourquoi le plein peut vous coûter beaucoup plus cher selon la station

Faire le plein en France, c’est un peu la loterie. D’une station à l’autre, sur un même carburant, l’écart au litre peut grimper de plusieurs dizaines de centimes. Et au bout du réservoir, ça finit par peser lourd sur le budget. Nos confrères d’Automobile Magazine se sont penchés sur ces différences, et le constat n’a rien de rassurant pour l’automobiliste.
Certaines stations traînent une réputation tenace. C’est le cas de celle de l’autoroute A11, dans le Maine-et-Loire, la BP « Les portes d’Angers Sud », régulièrement pointée du doigt pour ses tarifs au-dessus de la moyenne. Les stations parisiennes ne sont pas en reste : elles alourdissent la facture des usagers avec une constance qui force presque le respect.
Mais le pompon, ce jour-là, ne revenait ni à Paris ni à l’A11. Le 12 septembre 2023, c’est la station Shell de la RN 118, à Saclay dans l’Essonne, qui affichait le tarif le plus salé de France pour le sans-plomb 98 : 2,529 € le litre. D’après les relevés de carburants.org, plateforme spécialisée dans le suivi des prix à la pompe, aucun autre point de vente n’avait osé plus cher pour ce carburant la veille.
Et le diesel ne s’en sortait pas mieux dans cette même station, pointé à 2,339 € le litre. Autant dire qu’avec un réservoir de 50 litres, on dépasse allègrement les 115 € de plein. Pour aller chercher une baguette le dimanche matin, ça pique.
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Le problème, c’est que ces écarts ne sont pas toujours liés à la qualité du carburant ou au service. Une station autoroutière, par définition captive, peut se permettre de gonfler ses prix : quand le voyant rouge s’allume à 130 km/h, on n’a pas vraiment le luxe de comparer. Les enseignes urbaines profitent elles aussi d’un trafic dense et d’un foncier hors de prix qu’elles répercutent sur la pompe.
Côté parade, la meilleure arme reste l’anticipation. Les applications et sites de comparaison des prix permettent de repérer la station la moins chère sur son trajet avant de partir, plutôt que de subir le tarif du premier panneau venu. Faire le plein en grande surface, en périphérie, reste souvent l’option la plus économique. Quelques centimes au litre, multipliés par les pleins de l’année, ça finit par représenter un vrai budget.
Reste que pour beaucoup d’automobilistes, le choix se résume à la station la plus proche quand l’aiguille flirte avec la réserve. Et c’est précisément là que se nichent les mauvaises surprises. Garder un œil sur les comparateurs et anticiper son ravitaillement, ce n’est pas du radinisme, c’est juste du bon sens face à des prix qui n’ont aucune raison de redescendre tout seuls.
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