La Renault Mégane E-Tech restylée gagne 33 km d’autonomie et baisse de 2 000 euros

La compacte électrique de Renault revient corrigée, et c’est le genre de mise à jour qui parle vraiment à l’automobiliste français, celui qui regarde d’abord l’autonomie et le prix avant la couleur des jantes. La Mégane E-Tech restylée, que Renault a mise en avant au Mondial de Paris, troque son ancienne batterie contre un bloc de 67 kWh en chimie LFP, pour lithium-fer-phosphate, une technologie réputée plus robuste et moins chère à produire que les batteries au nickel. Résultat, l’autonomie grimpe à 501 km sur le cycle d’homologation WLTP, celui qui sert de référence officielle en Europe, soit 33 km de plus que la version précédente.
Ce n’est pas un bond spectaculaire, mais c’est pris. Surtout que Renault en profite pour accélérer la recharge rapide. La puissance acceptée passe de 130 à 165 kW sur une borne en courant continu, et le constructeur annonce un 15 à 80 % en 24 minutes. Sur un trajet d’autoroute, ça veut dire une pause un peu plus courte, et pour une familiale du quotidien, c’est précisément là que ça compte.
Côté tarifs, et c’est assez rare pour le souligner, Renault baisse les prix. La finition d’entrée Techno démarre maintenant à 37 500 euros, soit 2 000 euros de moins qu’avant. La version Esprit Alpine, plus habillée, s’affiche à 40 500 euros, en recul de 1 000 euros. En échange, la gamme fond : il n’y a plus qu’un seul moteur de 220 chevaux et une seule batterie, et la finition haut de gamme Iconic disparaît du catalogue. Moins de choix, donc, mais des tarifs plus lisibles.
Pour recharger la Mégane E-Tech à domicile ou sur une borne publique, il faut son câble Type 2. Ce modèle est justement donné pour compatible avec la Mégane EV et les autres électriques de la gamme.
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La face avant a été retouchée, avec une signature lumineuse revue, même si on reste sur une silhouette très proche de celle lancée en 2022. Rien de bouleversant à l’œil, c’est plutôt sous le capot que Renault a travaillé.
Reste la question qui fâche, celle du positionnement. À 37 500 euros, la Mégane E-Tech arrive sur un marché où les citadines électriques à moins de 25 000 euros se multiplient et où les Scénic et autres SUV familiaux lui taillent des croupières dans la gamme maison. Elle joue la carte de la compacte bien née, agréable à conduire, désormais mieux dotée. Les commandes sont ouvertes en France. À ce prix et avec ces 501 km, elle a de quoi défendre sa place, surtout face à une concurrence chinoise qui attaque plus bas mais rassure parfois moins sur la durée.
Crédit photo : Renault
