Ces marques auto qui dévissent en France, et pourquoi c’est le bon moment pour négocier

Le marché français a beau avoir grappillé 2,65 % d’immatriculations sur les sept premiers mois de 2026, la moyenne cache des trous d’air spectaculaires. Certaines marques ne baissent pas, elles s’effondrent. Et quand un constructeur voit ses ventes fondre, il finit toujours par lâcher du lest sur les prix pour vider ses parkings.
Le cas le plus parlant, c’est Abarth. La marque sportive de Fiat perd 59 % de ses immatriculations sur un an. Mitsubishi n’est pas loin derrière avec un recul de 56 %. Derrière ces deux naufrages, une longue liste de constructeurs dans le rouge vif : Lexus à -21 %, Seat à -20 %, Ford à -19 %, Alfa Romeo à -18 %.
Même des mastodontes trinquent. Dacia, longtemps intouchable sur le terrain du pas cher, recule de 10 %, rattrapé par la concurrence chinoise qui casse les tarifs sur l’électrique. DS abandonne aussi 10 %, Nissan et Cupra 8 %, Peugeot 6,5 %, Hyundai 6 %. Rien de dramatique pour ces derniers, mais assez pour rendre les vendeurs nettement plus arrangeants.
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Ce qui change concrètement pour vous, c’est le rapport de force en concession. Un commercial qui a des objectifs à tenir et des voitures qui dorment sur le parc, c’est un commercial qui négocie. Dacia, qui rechignait hier à offrir les tapis de sol, sort désormais des offres du genre trois mois de loyer offerts en location. BYD, de son côté, affiche jusqu’à 2 000 euros de remise sur certains modèles pour s’installer.
Et le calendrier joue pour l’acheteur. Les journées portes ouvertes se tiennent du 11 au 14 septembre dans une bonne partie du réseau, avec des conditions gonflées pour l’occasion. Le Mondial de l’Auto enchaîne du 12 au 18 octobre, une autre fenêtre où les constructeurs dégainent leurs meilleures offres. Sans oublier la mécanique classique des fins de mois et de trimestre, quand les concessions doivent absolument boucler leurs chiffres.
Le contexte général va d’ailleurs dans ce sens. Le prix catalogue moyen d’une voiture neuve a reculé à 34 600 euros en 2025, une première baisse après des années de hausse continue. Avec un parc qui vieillit, 11,8 ans de moyenne d’âge, beaucoup d’automobilistes attendent le bon moment pour renouveler. Si c’est votre cas, viser une marque en difficulté n’a rien d’absurde. Une voiture bien née reste une bonne voiture, même quand son constructeur traverse une mauvaise passe.
Crédit photo : Illustration générée par IA
