Le constructeur chinois BYD vient de passer un cap qui en dit long sur l'état du marché français. Depuis le 1er janvier 2026, la marque a immatriculé 14 348 voitures dans l'Hexagone. C'est déjà plus que les 14 311 de toute l'année 2025. Autrement dit, en dix mois, BYD a fait mieux qu'en douze l'an dernier.
Dorothée Bonassies, directrice générale de BYD France, parle d'un jalon important, et on comprend pourquoi. Sur le seul premier semestre, les ventes ont bondi de 136 % par rapport à la même période de 2025. En juin, la marque a même touché pour la première fois les 2,7 % de part de marché. Pour un constructeur quasi inconnu du grand public il y a trois ans, la progression est brutale.
Le plus intéressant, c'est ce qui se cache derrière ces chiffres. BYD ne vend pas que de l'électrique. Loin de là. Les trois quarts du carnet de commandes concernent désormais des modèles hybrides rechargeables, badgés Super Hybrid DM-i chez la marque. Pour rappel, un hybride rechargeable, c'est une voiture qui roule à l'électrique sur quelques dizaines de kilomètres avant que le moteur essence prenne le relais, sans angoisse de la panne de batterie. Un argument qui parle manifestement aux automobilistes français, encore hésitants sur le tout-électrique.
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Le fer de lance, c'est la Sealion 5 DM-i, un SUV familial affiché à partir de 30 990 euros, ou 339 euros par mois en location. À ce prix, elle vient chatouiller frontalement les Peugeot 3008 et autres références du segment. À côté, BYD aligne l'Atto 2, le Seal U ou la petite Dolphin Surf pour ratisser du citadin au familial.
Pour écouler tout ça, la marque a mis les bouchées doubles sur son réseau. On est passé de 85 concessions fin 2025 à près de 120 aujourd'hui, et l'objectif tourne autour de 200 points de vente d'ici la fin de l'année. Chacun avec son service après-vente, histoire de rassurer sur la pièce et l'entretien.
Reste la question qui fâche, celle des droits de douane européens sur l'électrique chinois. BYD y répond en ouvrant une usine en Hongrie, dont les premières voitures doivent sortir avant la fin 2026. De quoi produire sur le sol européen et contourner la taxe. En clair, BYD ne fait pas que passer en France. Il s'installe.
Crédit photo : BYD




