Stellantis remet du diesel au catalogue en 2026, et la Peugeot 308 en profite

Peugeot 308 SW restylee 2026 de profil, gris ardoise, garee devant une batisse en briques

On croyait le gazole condamné, et voilà qu’il revient par la grande porte. Stellantis, le groupe qui coiffe Peugeot, Citroën, DS, Opel, Fiat, Jeep, Alfa Romeo et Lancia, a décidé de remettre le moteur diesel sur plusieurs de ses modèles vendus en France, alors que le tout-électrique patine et que les gros rouleurs, eux, n’ont pas disparu.

Le symbole, c’est la Peugeot 308 restylée. Depuis le début de l’année, la berline et son break 308 SW retrouvent le 1.5 BlueHDi 130. Derrière ce sigle un peu barbare se cache un quatre-cylindres turbo diesel de 130 chevaux, accouplé de série à la boîte automatique EAT8 à huit rapports. Le BlueHDi, c’est simplement le diesel maison de Stellantis, dépollué pour respecter la norme Euro 6. Comptez environ 35 900 euros pour se l’offrir en France, ce qui n’est pas donné, mais qui vise clairement l’automobiliste qui avale les kilomètres.

Et c’est bien là tout l’intérêt. Sur autoroute à 130 km/h, ce moteur peut descendre sous les 5 litres aux 100 en usage réel, là où une hybride essence boit davantage dès qu’on roule vite et longtemps. Pour un commercial ou une famille qui fait Paris-Lyon toutes les deux semaines, le calcul reste imbattable.

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La 308 n’est pas seule dans le mouvement. Stellantis relance ou maintient le BlueHDi sur toute une brochette de modèles : la DS N°4, l’Opel Astra, mais aussi les Peugeot 3008, 5008 et 508, sans oublier le DS7 et les Alfa Romeo Tonale, Giulia et Stelvio qui n’avaient jamais vraiment coupé le cordon. Le diesel n’est donc plus le gros mot qu’il était il y a trois ans.

Pourquoi ce revirement ? Parce que la bascule vers l’électrique se fait bien plus lentement que prévu, et que le groupe avait un peu vite rayé le gazole de ses catalogues entre 2022 et 2024. Résultat, il rembauche ce bon vieux mazout pour les clients qui roulent beaucoup et que la borne de recharge n’arrange pas.

Reste la question qui fâche : acheter du diesel neuf en 2026, avec les zones à faibles émissions qui se durcissent dans les grandes villes et un malus qui grimpe chaque année, est-ce bien raisonnable ? Pour un usage surtout urbain, non. Pour quelqu’un qui vit sur les nationales et les autoroutes, ça se défend encore très bien. À chacun de faire ses comptes.

Crédit photo : Blog Moteur