Toyota lance son SUV électrique C-HR+ en France sous les 40 000 euros et vient chatouiller le Tesla Model Y

Toyota tenait jusqu’ici une place à part sur le marché français. Le géant japonais avait bâti sa réputation sur l’hybride, ces fameuses motorisations qui recyclent l’énergie au freinage, et il traînait un peu des pieds à passer au tout-électrique. C’est fini. Le C-HR+, son premier SUV compact 100 % électrique pensé pour l’Europe, est désormais commandable et arrive en concession, avec un ticket d’entrée à 39 600 euros.
Le chiffre a été calculé au cordeau. Juste sous les 39 900 euros du Tesla Model Y, à quelques centaines d’euros près, histoire de venir gratter la référence du segment là où ça fait mal. Toyota ne s’en cache même pas.
Trois versions au menu. La première, baptisée Design Autonomie Confort, embarque une batterie de 58 kWh, un moteur de 167 chevaux et annonce 458 kilomètres d’autonomie WLTP, la norme européenne mesurée en cycle mixte. Comptez plutôt 380 à 400 bornes dans la vraie vie, autoroute comprise.
Au-dessus, la Design Grande Autonomie passe à 43 900 euros avec une batterie de 77 kWh, 224 chevaux et surtout 607 kilomètres revendiqués sur jantes 18 pouces. C’est le vrai argument de la gamme, celui qui rassure sur les longs trajets. En haut du panier, la Collection Performance à transmission intégrale grimpe à 51 400 euros, avec 343 chevaux répartis sur deux moteurs et 507 kilomètres d’autonomie.
Pour brancher un SUV électrique comme le C-HR+ sur une borne ou une wallbox, un bon câble Type 2 reste l’accessoire de base :
Câble de recharge Type 2 CARPLUG 7 m (22 kW, 32A) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Côté recharge, la voiture accepte jusqu’à 150 kW en courant continu sur les bornes rapides, de quoi refaire le plein d’électrons pendant une pause-café sur l’autoroute. Rien d’exceptionnel face à certaines chinoises qui montent plus haut, mais largement suffisant à l’usage.
Le C-HR+ mesure 4,52 mètres, ce qui le place pile en face du Peugeot E-3008 et du Renault Scénic E-Tech, deux rivaux fabriqués en France et affichés autour de 41 000 à 45 000 euros. La bataille du SUV électrique familial devient franchement encombrée, et l’automobiliste français y gagne.
Les commandes sont ouvertes, les premières livraisons sont déjà en cours. Toyota propose aussi une formule de location à partir de 279 euros par mois pour amortir le choc.
Reste une inconnue de taille. Le C-HR+ est produit au Japon, donc soumis aux droits de douane européens et exclu du bonus écologique réservé aux véhicules assemblés sur le continent. Un handicap face au Scénic et au E-3008, qui eux touchent le coup de pouce. Toyota devra donc convaincre autrement.
Crédit photo : Toyota
