Le Toyota Yaris Cross restylé démarre désormais à 29 500 euros, et c’est la voiture la plus produite en France qui prend cher

C’est un peu l’ironie du moment. Le véhicule le plus assemblé sur le sol français en 2025 n’est pas une Renault, ni une Peugeot, mais un japonais. Le Toyota Yaris Cross, sorti des chaînes d’Onnaing, près de Valenciennes, à 212 539 exemplaires l’an dernier. Et cette star locale vient de passer à la caisse pour son restylage 2026.
La grille tarifaire grimpe de 600 à 1 100 euros selon les versions. L’entrée de gamme, une finition Dynamic animée par l’hybride 116 chevaux, démarre maintenant à 29 500 euros. On grimpe ensuite vers les finitions Design, Trail et GR Sport, qui embarquent toutes l’hybride 130 chevaux, dans une fourchette qui va de 32 200 à 37 600 euros une fois qu’on ajoute la transmission intégrale AWD-i, réservée à la motorisation la plus musclée.
Toyota ne bouge pas d’un iota sur la mécanique. Le Yaris Cross reste 100 % hybride, ce qu’on appelle l’hybride simple, celui qui se recharge tout seul en roulant sans jamais chercher une prise. Deux niveaux de puissance donc, 116 ou 130 chevaux, toujours mariés à cette boîte e-CVT à variation continue qui fait ronronner le moteur dans les montées, un défaut de jeunesse que certains lui reprochent encore. La consommation annoncée tourne autour de 4,4 litres aux 100 km, et le petit poids de l’engin lui évite le malus écologique. Voilà au moins un argument qui ne se discute pas.
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Côté restylage, rien de révolutionnaire. Une nouvelle calandre nid d’abeille sans encadrement, des projecteurs full LED désormais de série, quelques nouvelles teintes et jantes. À l’intérieur, la finition Design gagne un écran tactile de 10,5 pouces et un chargeur à induction pour le smartphone, alors que les Trail et GR Sport passent à un combiné conducteur numérique de 12,3 pouces. Du sérieux, sans esbroufe.
Reste la question du prix. Franchir les 29 500 euros pour un petit SUV urbain, même hybride et fabriqué chez nous, ça commence à faire cher pour ce format. Toyota assume, fort d’un carnet de commandes qui ne faiblit pas et d’une réputation de fiabilité qui vaut de l’or sur le marché de l’occasion. Les versions restylées sont disponibles à la commande, avec des livraisons attendues à partir de septembre. La recette ne change pas, elle coûte juste un peu plus.
Crédit photo : Toyota
