Flashé à plus de 50 km/h au-dessus de la limite ? Le radar vérifie maintenant aussi votre assurance

Radar automatique urbain en bord de route à Lyon

Depuis le 16 février dernier, un excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la limite ne déclenche plus seulement une contravention. Le radar en profite pour vérifier, dans la foulée, si votre voiture est bien assurée.

Le mécanisme est entièrement automatique. Quand un radar flashe un véhicule à cette allure, il interroge le Fichier des Véhicules Assurés, le fameux FVA, cette base qui recense toutes les immatriculations couvertes par un contrat en cours. Si la plaque n’y figure pas, l’infraction routière se double d’un second procès-verbal pour défaut d’assurance. Un délai technique d’environ 72 heures sépare le flash de la validation du PV, histoire de laisser aux serveurs le temps de se mettre à jour et d’éviter les fausses alertes.

Et l’addition grimpe vite. L’excès à plus de 50 km/h n’est déjà plus une simple infraction : depuis fin décembre 2025, il est devenu un délit. Comptez une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros, ramenée à 250 si vous payez sous quinze jours, et jusqu’à 600 en cas de retard. Un passage devant le tribunal correctionnel reste possible, avec un plafond à 3 750 euros.

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Si en plus vous roulez sans assurance, la note s’alourdit d’un coup. La première constatation par PV électronique vous coûte 500 euros, plus une majoration de 50 % reversée au Fonds de garantie, soit 750 euros au total. Là encore, le tribunal peut monter jusqu’à 3 750 euros, avec suspension du permis, confiscation de la voiture et inscription au casier judiciaire à la clé.

L’objectif de tout ça, c’est de traquer les non-assurés, qui restent un vrai problème sur les routes françaises. Ils sont impliqués dans 7 % des accidents mortels, et rien qu’en 2024, 216 personnes sont mortes dans un accident mettant en cause un véhicule non couvert.

On peut se dire que le croisement entre le radar et le fichier des assurés tombait sous le sens, la technologie existe depuis un bon moment. Sauf que le système ne s’active qu’au-delà de 50 km/h d’excès, donc pour les très gros dépassements uniquement. Un conducteur non assuré qui respecte les limites, lui, continue de passer entre les mailles du filet. Un premier verrou, donc, mais pas encore le grand ménage.

Crédit photo : Wikimedia Commons