La Fiat Grande Panda collectionne les prix, mais son bonus électrique reste coincé à 2 000 euros

Fiat Grande Panda rouge vue de trois quarts avant

Fiat tient enfin une vraie bonne surprise, et elle porte un nom qu’on croyait rangé au placard. La Grande Panda vient d’être élue Nouveauté de l’année 2026 par les lecteurs de Quattroruote, elle figure parmi les sept finalistes de la Voiture de l’année, et elle a raflé au passage un Auto Europa et un Red Dot Design. Pas mal pour une citadine qui joue la carte de la simplicité et du look rétro assumé.

En France, elle se décline en deux mondes. D’un côté la version thermique, qui n’en est pas vraiment une puisqu’il s’agit d’un micro-hybride 48 volts. Sous le capot, un petit trois cylindres 1.2 PureTech de 100 chevaux, épaulé par un moteur électrique de faible puissance qui coupe le thermique à basse vitesse. Comptez environ 5,3 litres aux 100 km et une entrée de gamme à 21 990 euros en finition Like, puis 23 990 euros pour la Pop et 26 490 euros pour la haut de gamme La Prima.

De l’autre côté, l’e-Grande Panda, 100 % électrique. Elle embarque une batterie de 44 kWh pour 320 km d’autonomie WLTP, une puissance de 113 chevaux, et une recharge rapide qui grimpe à 100 kW, de quoi passer de 10 à 80 % en une demi-heure environ. Les tarifs démarrent à 25 490 euros et montent à 30 490 euros selon la finition.

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Sauf que voilà, il y a un hic sur le bonus. L’e-Grande Panda est assemblée en Serbie, donc hors Union européenne, et le nouveau barème 2026 la pénalise pour ça. Résultat, elle ne touche que 2 000 euros d’aide au lieu des 4 000 euros dont bénéficient les modèles produits sur le sol européen. Ça ramène le ticket d’entrée aux alentours de 23 490 euros, ce qui reste correct, mais l’écart avec des rivales fabriquées en Europe, comme la Renault 5 ou la nouvelle Twingo, se creuse un peu.

C’est un peu la limite de l’affaire. La voiture est vraiment attachante, bien née, et son prix thermique la rend accessible à beaucoup de monde. En électrique, par contre, elle paie sa géographie. Pour l’automobiliste français qui vise le meilleur rapport aides-autonomie, le calcul mérite d’être posé avant de signer.

Crédit photo : Trop86 (CC BY 4.0)