Afeela 1 : la voiture de Sony et Honda débarque, mais à plus de 100 000 dollars

Afeela 1 : la voiture de Sony et Honda débarque, mais à plus de 100 000 dollars

Six ans après avoir présenté son concept Vision-S au CES de 2020, Sony passe enfin à l’acte. À l’époque, beaucoup avaient pris cette berline électrique pour une simple démonstration de force, sans réelle suite industrielle. La voici pourtant en production. L’Afeela 1, née de l’alliance entre Sony et Honda, sort des chaînes d’une usine de l’Ohio, là où Honda assemble déjà son CR-V.

La voiture bénéficie d’un traitement à part. Avant de quitter l’usine, chaque exemplaire passe par un poste de contrôle dédié, baptisé Quality Gate, où sont vérifiés la quarantaine de capteurs, l’intelligence artificielle embarquée et tout l’écosystème multimédia qui fait l’identité du modèle. Car c’est bien là l’argument central : transformer l’habitacle en salon connecté, avec écrans et divertissement à bord. Sur ce terrain, le savoir-faire de Sony fait mouche, et la finition impressionne.

Le problème arrive avec la fiche technique. Pour une voiture qui vise 2026, certaines limites surprennent. La version de lancement, baptisée Signature, démarre à plus de 102 000 dollars. Pour ce tarif, l’acheteur obtient une autonomie d’environ 480 kilomètres, correcte sans plus, et surtout une recharge plafonnée à 150 kW. C’est peu à ce niveau de prix.

Casque sans fil Pulse 3D pour PS5

L’Afeela veut transformer l’habitacle en salle de jeu ; en attendant, l’audio 3D maison de Sony se savoure déjà sur PS5.

Casque sans fil Pulse 3D pour PS5 → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

La comparaison fait mal. Une Hyundai Ioniq 5 coûte deux fois moins cher et recharge deux fois plus vite. Une Lucid Air, à tarif équivalent, offre davantage de performances et un rayon d’action supérieur. Sur le papier, la proposition de Sony Honda Mobility paraît déjà datée avant même d’arriver sur la route.

À cela s’ajoute une diffusion volontairement réduite. Seuls les résidents de Californie peuvent commander et immatriculer l’Afeela 1. La marque assume le côté exclusif, presque expérimental, de ce premier modèle. Entre ce verrou géographique et un rapport prix-prestations difficile à défendre, l’Afeela 1 ressemble surtout à une vitrine technologique destinée à une poignée de passionnés fortunés. La vraie rupture automobile, elle, attendra sans doute le prochain chapitre. En France, aucune commercialisation n’est prévue à ce stade.