Hamilton chez Ferrari : le constat noir d’un ancien de la F1 s’est révélé prophétique

Quand un vétéran de la Formule 1 lâche un constat terrible sur Lewis Hamilton début 2025, on a envie de croire à une provocation de plus. Sauf que, avec le recul, le diagnostic s’est révélé d’une justesse cruelle. Le mariage tant attendu entre le septuple champion du monde et la Scuderia Ferrari, censé faire rêver tous les passionnés, a viré au calvaire.
Sur le papier, c’était l’histoire parfaite. Hamilton quitte Mercedes après des années de domination pour enfiler le rouge mythique de Maranello, le rêve de gosse de tout pilote. Dans les faits, la saison 2025 restera comme la pire de son immense carrière. Pour la première fois depuis ses débuts en 2007, le Britannique a terminé une année entière sans le moindre podium. Du jamais-vu pour un homme habitué aux sommets.
Le bilan chiffré fait mal. Hamilton a fini sixième du championnat, relégué à 86 points de son coéquipier Charles Leclerc. Quand on connaît le palmarès du bonhomme, voir un débutant relatif de la maison creuser un tel écart en interne a de quoi interroger. À 40 ans, le pilote a multiplié les week-ends compliqués, les qualifications ratées et les courses sans relief.
Lui-même n’a pas cherché à enjoliver les choses. Hamilton a carrément qualifié sa campagne 2025 de pire saison de sa vie, expliquant que plus il essayait, plus ça empirait. Il assure avoir tout tenté, dans la voiture comme en dehors, sans parvenir à inverser la tendance. Un aveu rare chez un compétiteur de ce calibre, plutôt habitué à botter en touche qu’à reconnaître l’impuissance.
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Ferrari n’a pas brillé non plus, et c’est peut-être là le cœur du problème. La Scuderia a glissé de la deuxième à la quatrième place au championnat des constructeurs, sans la moindre victoire sur l’ensemble de la saison. Une disette inédite depuis 2021. La monoplace 2025 a souffert d’un manque de rythme chronique, laissant ses deux pilotes batailler avec une machine instable et imprévisible. Difficile, dans ces conditions, de juger Hamilton à sa vraie valeur.
C’est tout le paradoxe de cette saison. Le constat de l’ancien pilote visait Hamilton, mais le vrai responsable, c’est sans doute autant la voiture que l’homme au volant. On ne transforme pas un septuple champion en pilote du milieu de grille en quelques mois sans une part de responsabilité du côté de l’écurie. Reste que les statistiques, elles, sont implacables et resteront dans les livres.
La question pour la suite, c’est de savoir si Ferrari saura corriger le tir et offrir à Hamilton une machine digne de son talent, ou si ce transfert de rêve continuera de tourner au cauchemar. À 40 ans passés, le Britannique n’a plus le luxe d’attendre des années. Le temps presse, et Maranello le sait.
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