Monaco 2013 : le jour où Nico Rosberg a suivi les traces de son père, trente ans après

Certaines victoires comptent double. Le 26 mai 2013, sur le circuit étroit de Monaco, Nico Rosberg remporte le Grand Prix au volant de sa Mercedes AMG Petronas. Une belle performance en soi, mais ce qui rend la chose particulière, c’est la date. Trente ans plus tôt, presque jour pour jour, son père Keke Rosberg s’imposait lui aussi dans les rues de la principauté, en 1983.
Nico devient ainsi le premier fils d’un vainqueur monégasque à gagner à son tour sur ce tracé mythique. Une filiation rare en Formule 1, où les dynasties existent mais où décrocher le même trophée que son père, sur le même circuit, relève presque du scénario écrit d’avance.
La course, elle, n’a rien eu d’une promenade. Parti de la pole position, Rosberg a mené du premier au dernier tour, ce qui à Monaco est souvent la meilleure stratégie tant les dépassements y sont compliqués. Mais il a fallu gérer une épreuve hachée par plusieurs accidents et des drapeaux rouges, dans une ambiance tendue où la moindre erreur se paie cash contre les rails.
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Pour le pilote allemand, c’était seulement la deuxième victoire de sa carrière, après un premier succès obtenu en Chine en 2012. Autant dire que gagner à Monaco, le rendez-vous le plus prestigieux du calendrier, donnait à ce résultat une saveur toute particulière. On parle quand même de la course que tous les pilotes rêvent d’inscrire à leur palmarès.
Ce qui frappe avec le recul, c’est le symbole. Keke Rosberg, champion du monde 1982, faisait partie de cette génération de pilotes au style spectaculaire, parfois brouillon, toujours engagé. Son fils, lui, incarnait une approche beaucoup plus méthodique, presque clinique, qui finira par le mener au titre mondial en 2016. Deux façons de piloter, deux époques, mais le même endroit pour graver son nom.
Monaco a toujours eu ce pouvoir d’écrire des histoires que les ingénieurs ne contrôlent pas. La principauté ne récompense pas seulement la meilleure voiture, elle récompense aussi la précision, le sang-froid et un brin de réussite. En 2013, tous ces ingrédients se sont alignés pour offrir à la famille Rosberg un doublé père-fils unique dans l’histoire de la discipline. Le genre de coïncidence qui fait que ce sport raconte parfois de très belles choses.
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