Le DS N°7 s’affiche de 44 100 à 78 200 euros, mais ce SUV premium français n’est plus assemblé en France

DS Automobiles ouvre les commandes de son nouveau vaisseau amiral, le DS N°7, deuxième génération d’un SUV qui remplace le DS 7 lancé en 2018. La grille démarre à 44 100 euros pour la version hybride et grimpe jusqu’à 78 200 euros pour l’électrique à quatre roues motrices. Vous le verrez en vrai au Mondial de Paris, du 12 au 18 octobre.
Le changement de nom n’est pas qu’un caprice marketing. DS aligne toute sa gamme sur cette logique de numéros, et ce N°7 marque surtout un vrai saut technique. Il gagne 7 centimètres et mesure maintenant 4,66 m, avec un empattement rallongé de 5 cm pour dégager plus de place aux jambes à l’arrière.
Sous le capot, deux mondes cohabitent. L’entrée de gamme reste sage avec une micro-hybridation de 145 ch, un 1.2 turbo essence épaulé par un petit moteur électrique 48 volts, histoire de grappiller quelques litres en ville sans jamais avoir à brancher quoi que ce soit. Au-dessus, la vraie bascule : les versions 100 % électriques E-Tense, en 230, 245 ou 350 ch pour la déclinaison à transmission intégrale, qui abat le 0 à 100 km/h en 5,4 secondes.
Pour brancher un SUV électrique comme le DS N°7 sur une borne publique, il faut son propre câble Type 2. Celui de CARPLUG fait le job en triphasé.
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C’est côté autonomie que DS sort son argument massue. La version Long Range à deux roues motrices annonce jusqu’à 740 km en cycle mixte WLTP, ce qui la place tout en haut de sa catégorie. La grosse batterie de 97,2 kWh accepte la charge rapide à 160 kW, de quoi passer de 20 à 80 % en 27 minutes. Paris-Lyon sans stress, ou presque.
Il y a quand même un détail qui coince pour un SUV vendu comme le fer de lance du premium français. Le DS 7 sortait de l’usine de Mulhouse. Le N°7, lui, est assemblé à Melfi, en Italie. Les batteries, elles, viennent bien du Nord, de l’usine ACC de Billy-Berclau. Le made in France se résume donc à la cellule, pas à la voiture.
DS mise pourtant gros là-dessus. L’ancien DS 7 n’a écoulé que 4 749 exemplaires en France sur l’année 2025, un chiffre famélique pour une marque qui vise Audi et BMW. Les commandes grand public sont déjà ouvertes, les premières livraisons attendues pour octobre. À ce tarif, il va falloir convaincre.
Crédit photo : Mondial de l’Auto
