GP de Miami : le format sprint était de retour, et McLaren a tout raflé

GP de Miami : le format sprint était de retour, et McLaren a tout raflé

Le Grand Prix de Miami s’est tenu début mai, du 2 au 4, sur le circuit tracé autour du Hard Rock Stadium. Avec, comme attraction supplémentaire, le retour du format sprint, cette mini-course du samedi qui distribue des points et change un peu la routine du week-end. En France, tout était à suivre sur Canal+ Sport, avec des sessions calées en soirée à cause du décalage horaire avec la Floride.

Le sprint a donné le ton. Lando Norris s’y est imposé, signant un temps de 36 minutes et 37 secondes sur cette course raccourcie. Une bonne entrée en matière pour McLaren, qui confirmait dès le samedi sa montée en puissance face à des concurrents censés rester intouchables quelques mois plus tôt. Le ton était donné pour le dimanche.

Et le dimanche, l’écurie britannique a tout simplement verrouillé le podium par le haut. Oscar Piastri a remporté la course principale en 1 heure, 28 minutes et 51 secondes, devançant son coéquipier Lando Norris de 4,6 secondes. Un doublé McLaren, donc, qui en dit long sur la forme de la monoplace à ce moment de la saison. George Russell, sur sa Mercedes, complétait le podium mais à bonne distance, relégué à plus de 37 secondes du vainqueur.

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Ce doublé n’avait rien d’anecdotique. Il venait confirmer que McLaren disposait sans doute de la meilleure voiture du plateau, capable de gérer aussi bien le format sprint que la distance complète du dimanche. Pour Piastri, ce succès renforçait ses ambitions au championnat, dans un duel interne avec Norris qui promettait d’animer toute la saison. Quand les deux pilotes d’une même équipe se tirent la bourre devant, le spectacle est rarement décevant.

Le circuit de Miami, lui, reste fidèle à sa réputation. Tracé urbain et artificiel posé autour d’un stade de football américain, il mêle longues lignes droites et enchaînements lents, dans un décor très américain où le show compte presque autant que la course. Les dépassements y sont possibles, ce qui en fait un rendez-vous plus ouvert que d’autres tracés du calendrier.

Au final, ce Grand Prix de Miami aura surtout marqué les esprits par la démonstration de force de McLaren. Le format sprint a tenu ses promesses en termes de rythme, et la course principale a confirmé une hiérarchie en train de se redessiner. De quoi relancer l’intérêt pour la suite d’une saison qui s’annonçait alors plus disputée que prévu.

Crédit photo : DR