La Peugeot e-208 GTi ressuscite le badge sportif, mais cette fois sans une goutte d’essence

Les trois lettres GTi étaient rangées au placard depuis fin 2020. Peugeot vient de les ressortir, et le choc est là : la nouvelle e-208 GTi est 100 % électrique. Pas d’hybride, pas de bloc thermique gonflé, juste un moteur qui envoie 280 chevaux sur le train avant. Pour une frange de puristes, c’est un peu comme servir un bœuf bourguignon sans vin. Pour Peugeot, c’est le seul chemin possible dans une gamme désormais toute électrifiée.
Le moteur M4+, développé avec Nidec, sort donc 280 chevaux et 345 Nm de couple. De quoi expédier le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes, avec une vitesse de pointe bridée à 180 km/h. La batterie CATL de 51 kWh promet 353 km d’autonomie WLTP, ce qui donnera plutôt 300 km dans la vraie vie, sur route et un peu chargé. Sur une borne rapide de 100 kW, on récupère 20 à 80 % en 27 minutes. Correct pour une citadine, sans être le grand écart d’une berline premium.
Là où le dossier devient sérieux, c’est le châssis. Les voies s’élargissent de 5,6 cm à l’avant et 2,8 cm à l’arrière, la garde au sol descend de 2,5 cm, et on trouve des Michelin Pilot Sport 4S en 18 pouces. Ajoutez un différentiel à glissement limité, des freins de 355 mm à l’avant pincés par des étriers quatre pistons, et vous avez un vrai cahier des charges de sportive, pas juste un kit carrosserie collé sur une citadine. Reste la masse, 1 610 kg sur la balance, un poids qu’aucune GTi thermique n’a jamais eu à traîner.
Rouler à l’électrique, c’est aussi penser au câble : voici un cordon Type 2 pour recharger à domicile ou sur borne publique.
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Côté tarif, comptez 42 900 euros. Avec le coup de pouce des primes CEE de 3 600 euros, on tombe autour de 39 300 euros. C’est beaucoup pour une 208, forcément, mais ça reste sous la barre de nombreuses sportives électriques du moment. Peugeot a ouvert les commandes en juin, cale les essais pour ce mois de septembre, et prévient d’emblée que la production sera limitée.
Le pari est franc : convaincre les nostalgiques du badge que le plaisir de conduire survit à la disparition du bruit de moteur. Sur le papier, les ingrédients y sont. Reste à voir si la magie GTi passe vraiment par les roues avant d’une électrique de 1,6 tonne, ou si le cœur, lui, cherchera toujours l’odeur du sans-plomb.
Crédit photo : Peugeot
