Cupra confie sa citadine électrique à Orelsan, et cette Raval en série limitée coûte 40 460 euros

Cupra Raval x Avnier, série limitée électrique au toit craquelé, vue de trois quarts avant en ville de nuit

Cupra vient de sortir une version très particulière de sa Raval, la petite citadine électrique de la marque sportive du groupe Volkswagen. Particulière parce qu’elle est réservée à la France, tirée à 420 exemplaires seulement, et surtout dessinée main dans la main avec Avnier, la marque de mode fondée en 2014 par le rappeur Orelsan et le styliste Sébastien Strappazzon.

Le prix calme d’emblée les ardeurs. Il faut compter 40 460 euros, soit près de 15 000 de plus que la Raval d’entrée de gamme, affichée elle à 25 995 euros. On est donc très loin de la citadine électrique accessible que Cupra met en avant depuis le lancement.

Sous la carrosserie, rien d’inédit. Cette édition reprend la version de 211 chevaux, avec une batterie de 52 kWh qui promet autour de 400 kilomètres d’autonomie en cycle WLTP, la norme de mesure officielle. La Raval mesure 4,05 mètres, repose sur la plateforme MEB+ du groupe allemand et sort de l’usine espagnole de Martorell, près de Barcelone. Sur le papier, elle vise frontalement la Renault 5 et l’Alpine A290.

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Ce qui change vraiment, c’est l’habillage. Le toit reçoit un covering au motif craquelé signé Avnier x Cupra, on retrouve une gravure sur le pilier B et sur la console centrale, jusqu’à la coque de clé assortie. Et puis il y a le bonus qui accompagne la voiture : une capsule vestimentaire, une veste et un pantalon techniques hardshell issus de la gamme Pro d’Avnier, livrés avec la clé.

Autant le dire, on est plus près de l’objet de collection que de la voiture rationnelle. Le pari semble pourtant fonctionner. En deux semaines, un tiers des 420 exemplaires avaient déjà trouvé preneur, de quoi penser que la série sera écoulée bien avant la fin de l’année.

Reste la vraie question, celle du sens. À ce tarif, on flirte avec des berlines électriques plus grandes et plus endurantes, et une Alpine A290 de base coûte moins cher. Mais la cible n’est pas là. Cupra ne vend pas une fiche technique, elle vend une étiquette, un nom et une communauté, celle qui suit Orelsan et son vestiaire depuis des années. Pour se faire une place en France sur un segment déjà bien encombré, c’est une manière plutôt maligne de se faire remarquer.

Crédit photo : Avnier x Cupra