Lexus vend sa nouvelle ES en hybride ou en électrique au même prix, et c’est plus malin qu’il n’y paraît

Lexus ES 2026 blanche de trois quarts avant, garée face à une baie et une skyline

Voilà une idée que peu de constructeurs osent. Lexus commercialise sa nouvelle ES, huitième génération de sa grande berline, à 67 200 euros. Ce tarif vaut aussi bien pour la version hybride que pour la version 100 % électrique. Le client choisit sa motorisation selon ses trajets, pas selon son budget, et ça change pas mal de choses dans la façon d’aborder l’achat.

Les commandes sont ouvertes en France depuis le 16 avril, dans une finition unique baptisée Luxe. Pas de grille tarifaire à rallonge, pas d’options qui font grimper la note de 15 000 euros. Une seule version, très équipée, et deux façons de la faire rouler.

La version hybride, l’ES 300h, s’appuie sur un quatre cylindres 2,5 litres associé à la partie électrique pour une puissance cumulée de 201 chevaux, avec la boîte e-CVT maison. C’est la recette Lexus qu’on connaît, sobre et rassurante, taillée pour ceux qui roulent beaucoup et loin sans envie de penser à la recharge.

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La version électrique, l’ES 350e, monte à 224 chevaux et embarque une batterie de 77 kWh. Lexus annonce jusqu’à 581 kilomètres d’autonomie en cycle WLTP, ce qui la place dans le haut du panier des berlines premium. La recharge rapide en courant continu grimpe à 150 kW, de quoi passer de 10 à 80 % en 28 minutes sur une borne bien dimensionnée. À la maison, le chargeur embarqué accepte 22 kW, un chiffre rare qui accélère nettement la charge sur une borne triphasée.

Le reste tient dans un gabarit imposant. La ES mesure 5,14 mètres de long, et la version électrique accuse près de 2 700 kilos sur la balance. À bord, on retrouve un grand écran central de 14 pouces, un chargeur à induction, des sièges avant chauffants et ventilés, un toit panoramique et la panoplie complète d’aides à la conduite, du régulateur adaptatif au maintien dans la voie.

Face aux BMW i5, Mercedes EQE et autres berlines allemandes, Lexus mise sur la simplicité et une réputation de fiabilité difficile à prendre en défaut. Le pari du prix unique a le mérite d’être clair. Reste à voir si le public français, largement passé au SUV, aura encore envie d’une grande berline classique, même aussi bien née.

Crédit photo : Lexus