Hyundai Ioniq 3 : la première électrique fabriquée en Turquie débarque en France à 29 990 euros

Ceremonie de lancement de la production de la Hyundai Ioniq 3 a l usine d Izmit en Turquie le 14 aout 2026, avec le modele rouge devant le panneau IONIQ 3

Hyundai vient de lancer la production de son Ioniq 3 à Izmit, près de Kocaeli, avec une cérémonie officielle le 14 août. C’est la première voiture électrique jamais assemblée en Turquie par un constructeur étranger, un pari à 250 millions d’euros pour une capacité de départ modeste, autour de 30 000 exemplaires par an.

Le message est clair : cette compacte a été pensée pour l’Europe avant tout le monde. Pas de vente aux États-Unis à cause des droits de douane, une Australie qui devra patienter jusqu’au début 2027. Nous, on passe presque en tête.

En France, les commandes devraient s’ouvrir en septembre, avec des arrivées en concession vers la fin du mois. Certains marchés européens, dont le Royaume-Uni, dégainent dès le 17 août, mais bon, le décalage reste court.

Côté format, on tient une vraie citadine de segment B : 4,155 m de long, 1,80 m de large, un empattement de 2,68 m qui tire le maximum de l’espace. Le coffre annonce 441 litres au total, dont une Megabox de 119 litres sous le plancher, ce qui laisse tout de même 322 litres de vrai volume utile. Le Cx de 0,263 trahit le soin porté à l’aérodynamisme, et le design maison a droit à son nom de baptême, Art of Steel.

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Pour recharger une electrique comme l Ioniq 3 a domicile ou sur une borne publique, un bon cable Type 2 reste indispensable.

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Deux batteries au menu. La 42,2 kWh vise 344 km WLTP avec un moteur de 147 ch, la 61 kWh grimpe à 496 km mais redescend curieusement autour de 135 ch. Dans les deux cas, une charge rapide de 10 à 80 % se boucle en une demi-heure environ.

Le prix, c’est là que ça se joue. L’Ioniq 3 démarre à 29 990 euros en finition Active, 3 500 euros de plus pour la grande batterie, et jusqu’à 38 990 euros en Prestige. Avec le bonus écologique de 4 000 euros, l’entrée de gamme tombe à 25 990 euros pour les acheteurs éligibles.

Sauf que voilà, le segment B électrique est devenu une jungle. La Geely E2 arrive à 20 990 euros, la BYD Dolphin Surf descend à 19 990 euros et flirte avec 13 990 euros bonus déduit grâce à sa production rapatriée en Europe. Même la Kia EV2, pourtant cousine de groupe, s’affiche à 26 670 euros, soit un poil moins cher.

L’écart avec les moins chères peut atteindre 10 000 euros. Hyundai mise donc sur la finition et l’autonomie plutôt que sur le tarif plancher. L’acheteur français, très regardant sur le prix affiché, jugera vite si le supplément se justifie.

Crédit photo : Hyundai