Rolls-Royce a passé trois ans à recréer la Phantom de Goldfinger

Il y a des hommages qui se contentent d’un sticker et d’une plaque commémorative. Et puis il y a Rolls-Royce, qui décide de mobiliser ses ateliers pendant trois ans pour fabriquer une seule voiture. Le constructeur britannique vient de dévoiler une Phantom Extended unique au monde, baptisée Goldfinger, présentée pour la première fois en public au Concorso d’Eleganza Villa d’Este, sur les rives du lac de Côme, en Italie.
L’idée derrière ce projet est de rendre hommage à l’un des films les plus célèbres de la saga James Bond. Dans Goldfinger, sorti en 1964, le méchant Auric Goldfinger roule dans une Phantom III Sedanca de Ville de 1937, peinte d’un jaune impossible à rater. Soixante ans plus tard, les artisans de la marque ont décidé de faire revivre cette teinte sur une berline ultra-moderne.
Le travail sur la couleur a d’ailleurs été le plus minutieux. Les équipes ont reproduit avec précision le jaune exact de la voiture du film, une nuance qui n’avait rien d’évident à retranscrire sur une carrosserie contemporaine. Pour aller au bout de la référence, la plaque d’immatriculation affiche les mêmes caractères que dans le long-métrage, le fameux AU 1 qui ornait déjà la Phantom III à l’écran.
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Le reste tient du clin d’œil assumé. À l’arrière, un club de golf doré est fixé sur le couvercle de coffre, en rappel direct d’une scène du film. À l’intérieur, on trouve des parapluies façon arlequin et un projecteur capable d’afficher le logo 007. Chaque détail renvoie à un moment précis de l’intrigue, ce qui transforme la voiture en véritable objet de collection plus qu’en simple moyen de transport.
Rolls-Royce ne communique évidemment pas de prix, et pour cause. Une Phantom Extended de série dépasse déjà allègrement les 500 000 euros, alors une version sur-mesure ayant nécessité trois années de développement se situe dans une catégorie où la question du tarif n’a plus vraiment de sens. Le commanditaire, lui, reste anonyme.
On peut trouver l’exercice un peu vain, une voiture de luxe déguisée en relique de cinéma. Mais c’est aussi exactement ce que sait faire la division Bespoke de la marque : transformer une lubie en pièce unique. Et voir débarquer cette Phantom jaune canari sur la pelouse de Villa d’Este, ça a quand même de l’allure. Reste à espérer que son propriétaire la sortira de temps en temps, plutôt que de la laisser prendre la poussière dans un garage climatisé.
Crédit photo : DR
