BYD recharge 470 km en cinq minutes : la nouvelle gifle au reste du marché

BYD vient de poser un sacré jalon. Le constructeur chinois a dévoilé sa Super e-Platform, une technologie de recharge capable de récupérer jusqu’à 470 kilomètres d’autonomie en seulement cinq minutes. À ce rythme, faire le plein d’électrons commence sérieusement à ressembler à un plein d’essence.
Derrière cette prouesse, il y a une architecture de 1 000 volts et une puissance de charge qui peut grimper jusqu’à un mégawatt. Du jamais-vu sur le marché. À titre de comparaison, les Superchargers de Tesla plafonnent aujourd’hui à 500 kW. BYD double donc carrément la mise, et le message envoyé à la concurrence est limpide.
Le marché a réagi sur-le-champ. À l’annonce, l’action BYD a bondi de plus de 6 % à la Bourse de Hong Kong avant de se stabiliser.
Mais une charge éclair ne sert à rien sans les bornes qui vont avec. BYD a donc prévu de déployer plus de 4 000 stations ultra-rapides à travers la Chine. Ces installations pourront délivrer jusqu’à 1 360 kW, soit près de quatre fois la puissance des meilleures bornes actuelles, qui tournent autour de 350 kW.
En attendant la recharge éclair, voici déjà une BYD à poser sur l’étagère :
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Le tout intervient dans une période faste pour le constructeur. Sur février 2025, ses ventes ont bondi de 161 %, à 318 000 véhicules électriques écoulés. Pendant ce temps, Tesla a vu ses ventes chuter de 49 % en Chine sur la même période. Le rapport de force a clairement basculé. Nio, de son côté, mise sur une autre stratégie avec CATL : l’échange de batteries plutôt que la recharge, une approche séduisante mais qui réclame des infrastructures lourdes et coûteuses.
Côté voitures, deux modèles inaugurent la technologie : la berline Han L et le SUV Tang L. Et ils ne font pas dans la demi-mesure. La Han L, longue de 5,05 mètres, peut recevoir un moteur arrière de 580 kW (789 ch) et un moteur avant de 230 kW (313 ch), soit plus de 1 100 ch au total. De quoi expédier le 0 à 100 km/h en 2,7 secondes et grimper jusqu’à 305 km/h. Le Tang L, à peine en retrait, vise 287 km/h et passe les 100 km/h en 3,6 secondes. Pour ceux qui préfèrent l’hybride rechargeable, des versions associent un bloc essence 1.5 de 156 ch à un ou deux moteurs électriques de 200 kW.
L’autonomie suit le même tempo. Les deux modèles embarquent des batteries lithium-fer-phosphate, plus stables et moins coûteuses. La Han L loge un pack de 83,2 kWh annoncé à 701 km selon le cycle chinois CLTC, tandis que le Tang L dépasse les 100 kWh pour une autonomie comprise entre 560 et 670 km. Ces chiffres restent optimisés pour le cycle local, plus généreux que nos mesures européennes, mais ils donnent le ton.
Avec ce combo charge éclair, grosses batteries et performances de supercar, BYD ne se contente plus de suivre. Le constructeur veut imposer son rythme. Et pour l’instant, ça marche plutôt bien.
