Citroën ressort la 2CV en électrique et vise 15 000 euros pour 2028

Concept Citroën 2CV électrique vu de face, carrosserie orange et logo Citroën

Citroën a profité du Mondial de Paris, ouvert mi-octobre, pour dévoiler un concept qui n’est pas passé inaperçu : une 2CV électrique, affichée autour de 15 000 euros, visée pour 2028. La marque ne présente pas une voiture prête à commander, attention, mais un concept qui donne la direction. Et cette direction, pour une fois, parle au portefeuille.

Le dessin reprend sans complexe les codes de la Deuche de 1948 : capot nervuré, phares ronds posés de part et d’autre du logo, silhouette toute en rondeurs et toit en toile qui s’ouvre jusqu’au coffre. Pierre Leclercq, le patron du design Citroën, assume complètement le clin d’oeil. Le concept mesure 3,76 mètres, soit un peu plus court que l’originale, et vise la tonne sur la balance, batterie comprise.

Pour le reste, Citroën joue la montre. Aucune autonomie officielle, aucune capacité de batterie, aucune puissance moteur communiquée. Les dirigeants ont juste lâché une vitesse maxi autour de 130 km/h, ce qui situe l’engin dans la catégorie des petites citadines du quotidien, pas des avaleuses d’autoroute. Les estimations de la presse tournent autour de 200 km d’autonomie, mais rien n’est gravé dans le marbre à ce stade.

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En attendant la version électrique, la vraie Deuche se trouve déjà en miniature de collection.

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Là où ça devient intéressant pour nous, c’est le positionnement. La future 2CV se glisserait entre l’Ami, le quadricycle à 8 chevaux, et la C3 électrique et ses 113 chevaux. En clair, Citroën veut une vraie voiture homologuée, capable de rouler sur route, mais vendue au prix d’un gros scooter haut de gamme. Le projet s’inscrit dans la future réglementation européenne des petites électriques abordables, cette catégorie que Bruxelles pousse pour relancer l’électrique populaire.

À 15 000 euros, on parlerait de l’une des électriques les moins chères du marché français, sous la Dacia Spring et sous la Twingo électrique. Reste une inconnue de taille : ce tarif est une cible, pas un prix catalogue, et Citroën n’a pas précisé s’il intègre ou non le bonus. Deux ans avant la commercialisation, mieux vaut garder la tête froide.

L’intention, elle, est bonne. Une citadine simple, légère, pas chère et carrément sympa à regarder, ça manque clairement au catalogue. Si Citroën tient son prix, la Deuche pourrait redevenir ce qu’elle a toujours été : la voiture de ceux qui n’en demandent pas plus.

Crédit photo : Citroën