Renault chiffre son nouveau Trafic électrique : 41 500 euros HT et une recharge en 800 volts

Renault vient de poser les tarifs de son nouveau Trafic Van E-Tech electric, et le ticket d’entrée est fixé à 41 500 euros hors taxes. On parle bien d’un prix HT, logique pour un utilitaire que les artisans et les flottes récupèrent sur leur TVA, mais il faut le garder en tête avant toute comparaison avec une voiture de particulier.
Ce chiffre, c’est la version la plus sobre : finition Advance, carrosserie courte L1, et la petite batterie de 60 kWh qui annonce 350 km d’autonomie WLTP. Sauf que cette batterie-là n’arrivera qu’au début 2027. Dans l’immédiat, Renault ouvre les commandes avec la grande batterie de 81 kWh, facturée 47 000 euros HT en Advance, et créditée de 470 km WLTP en cycle mixte, jusqu’à 690 km en usage purement urbain. Passer à la finition Extra ajoute 2 000 euros, la carrosserie longue L2 coûte 1 000 euros de plus, et la version 3,5 tonnes réclame 800 euros supplémentaires.
Le vrai argument technique, c’est l’architecture 800 volts. Une première pour le groupe Renault, qui autorise une recharge rapide montant à 190 kW avec la grande batterie, de quoi récupérer environ 280 km en vingt minutes sur une borne costaude. La batterie de 60 kWh plafonne, elle, à 160 kW. Côté moteur, le Trafic développe autour de 218 ch, avec un chargeur embarqué de 11 kW bidirectionnel de série, le 22 kW restant en option.
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Mais l’histoire ne s’arrête pas aux chiffres de recharge. Ce Trafic est le premier véhicule utilitaire européen bâti sur une architecture logicielle centralisée, ce que Renault appelle un Software-Defined Van. En clair, une électronique repensée qui permet des mises à jour à distance, un peu comme sur un smartphone, et une capacité à faire évoluer le véhicule après l’achat. Le fourgon encaisse jusqu’à 1 250 kg de charge utile et peut tracter 2 000 kg, des valeurs qui le gardent crédible face aux pros habitués au diesel.
Le montage se fait à Sandouville, en Normandie, et le jury International Van of the Year lui a déjà décerné son titre de fourgon de l’année 2027. Reste la question que tout artisan va se poser : est-ce que l’autonomie réelle et le réseau de bornes tiendront le rythme d’une journée de tournées chargée. On le saura vraiment quand les premiers exemplaires rouleront, d’ici la fin 2026.
Crédit photo : Renault
