Prime carburant : votre employeur peut vous verser jusqu’à 1 000 euros défiscalisés d’ici fin 2026

Une main fait le plein de carburant d'une voiture dans une station-service en France

Avec des prix à la pompe qui flirtent encore avec des records cet automne, l’État a décidé de pousser un coup de pouce qui passe cette fois par la fiche de paie. Du 1er octobre au 31 décembre 2026, le plafond d’exonération de la prime carburant versée par un employeur grimpe de 600 à 1 000 euros par an et par salarié. Autrement dit, votre patron peut vous rembourser une partie de vos pleins sans que cette somme soit grevée d’impôt sur le revenu ni de cotisations sociales, dans la limite de ce nouveau plafond.

Petit rappel pour ceux qui découvrent le dispositif : la prime carburant, c’est une aide facultative que l’entreprise choisit de mettre en place pour couvrir les frais d’essence ou de diesel des salariés qui utilisent leur propre voiture pour aller bosser. Jusqu’ici, l’avantage fiscal était plafonné à 600 euros. Le relèvement à 1 000 euros vise clairement à redonner de l’air aux gros rouleurs, ceux qui habitent loin et n’ont pas vraiment le choix du volant.

Et c’est là que ça devient intéressant, parce que les conditions se sont nettement assouplies le temps de la mesure. Avant, pour toucher cette prime, il fallait en gros habiter ou travailler dans une zone mal desservie par les transports en commun. Cette contrainte saute jusqu’à fin 2026 : même si un bus ou un train passe devant chez vous, l’employeur peut quand même verser la prime. Autre nouveauté, le cumul temporaire avec un abonnement aux transports publics devient possible, alors qu’il était interdit auparavant.

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Attention par contre, rien n’oblige votre entreprise à le faire. La prime reste au bon vouloir de l’employeur, qui la met en place par accord d’entreprise, accord de branche ou décision unilatérale après consultation du comité social et économique. C’est lui qui fixe le montant et les critères, le plafond de 1 000 euros n’étant qu’une limite d’exonération, pas une obligation de versement.

Reste à savoir combien de boîtes vont réellement jouer le jeu sur un trimestre aussi court. Et surtout, ce coup de pouce a une date de péremption bien nette. À partir du 1er janvier 2027, sauf prolongation décidée d’ici là, on repasse au régime classique. Si votre employeur hésitait, c’est peut-être le moment de lui glisser l’info à la machine à café.

Crédit photo : Illustration générée par IA