Alfa Romeo dévoile le Cuorerosso au Mondial de Paris, et son V6 survit à la vague électrique

Alfa Romeo Cuorerosso rouge de trois quarts avant, calandre Scudetto lumineuse

Alfa Romeo a choisi la porte de Versailles et le Mondial de l’Auto pour montrer le Cuorerosso, un coupé 2+2 censé annoncer le visage des prochaines voitures de la marque. Et pour les amateurs du Biscione, le logo au serpent de la maison, il y a de quoi souffler : le V6 n’est pas enterré.

Attention, ce n’est pas un futur modèle de série, la marque le répète. C’est un manifeste, la vitrine du programme maison Bellezza Necessaria, une idée toute simple qui consiste à virer le superflu pour ne garder que ce qui sert. Concrètement, ça donne un coupé de 4,70 m de long, 1,98 m de large, annoncé à 1 750 kg, peint dans un rouge Liquid Ink Red créé pour l’occasion.

L’avant reste plutôt sage, dans la lignée des Alfa récentes. Ce sont les détails qui font le spectacle. La calandre glisse des petits triangles rétroéclairés qui redessinent la Croix et le serpent en signature lumineuse, la lunette arrière reprend la forme du Scudetto, et la poupe tronquée vient tout droit de la supercar 33 Stradale de 2023.

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En attendant que le Biscione passe de la maquette à la série, une Alfa Romeo historique en miniature tient très bien dans une vitrine.

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À l’intérieur, on ouvre par des portes antagonistes, les deux battants s’écartent dans le sens inverse l’un de l’autre. Quatre sièges individuels, une planche de bord fine et horizontale piochée sur la 33 Stradale de 1967, et deux cadrans ronds qui basculent entre deux affichages, Immersivo ou Concentrato, selon la quantité d’infos que vous voulez sous les yeux. Entre les sièges, un écran tactile baptisé Magma, une molette, un sélecteur de modes de conduite. Et puis cette direction steer-by-wire, 100 % électronique, sans aucune colonne physique entre le volant et les roues. Alfa ajoute une suspension pneumatique et des freins Brembo carbone-céramique, histoire de rappeler que la sportivité reste au programme.

Côté moteur, aucune puissance ni autonomie annoncée, et c’est volontaire. Le concept prépare une approche multi-énergies, du tout électrique à plusieurs degrés d’hybridation selon les marchés. La version la plus parlante, c’est ce V6 2,9 litres en hybridation complète, associé à la transmission intégrale Q4 et à un arbre de transmission en fibre de carbone. Le message aux clients qui redoutaient le 100 % électrique forcé est clair.

Il faudra quand même patienter au moins deux ans pour voir ces codes sur une vraie voiture. Le prochain lancement est déjà connu, un SUV compact teasé cet été et attendu l’an prochain. Alfa semblait pourtant filer vers le tout-électrique il y a deux ans, avant que Stellantis ne revoie ses ambitions à la baisse. Pour une fois, les amoureux du V6 ne vont pas s’en plaindre.

Crédit photo : Alfa Romeo