Péage en flux libre : il s’étend partout en France, et oublier de payer sous 72 heures peut coûter 375 euros

Portique de péage en flux libre au-dessus d'une autoroute française, avec panneau Péage flux libre, péage sans barrière

Le péage sans barrière continue de gagner du terrain sur le réseau autoroutier français, et beaucoup d’automobilistes découvrent le système au pire moment, celui où ils reçoivent une amende. Le principe est pourtant simple sur le papier. Plus de cabine, plus de ralentissement, plus de ticket. Vous passez sous un portique équipé de caméras qui lisent votre plaque et repèrent la présence d’un badge de télépéage, et vous continuez votre route à vitesse normale.

Le dispositif, baptisé flux libre, est déjà en service sur l’A79 entre Montmarault et Digoin, sur l’A4, et surtout sur l’axe Paris-Normandie formé par l’A13 et l’A14. Sur ces 210 kilomètres entre Paris et Caen, 29 portiques ont remplacé 5 anciennes barrières de péage. Fini les bouchons du week-end devant les cabines, en théorie du moins.

Sauf que voilà, ce confort a une contrepartie. Sans badge de télépéage, rien ne se prélève automatiquement, et c’est à vous d’aller régler votre passage. Vous disposez de 72 heures pour payer, en ligne sur le site de l’exploitant ou chez un buraliste partenaire du réseau Nirio. Passé ce délai, l’addition grimpe vite. Une majoration de 10 euros s’applique dans les quinze jours suivant l’avis de paiement, puis elle passe à 90 euros entre quinze jours et trois mois. Et si vous laissez vraiment traîner, la facture peut atteindre 375 euros pour un seul passage non réglé.

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C’est là que le bât blesse. Un conducteur qui emprunte l’A13 une fois, pour un week-end en Normandie, n’a aucune raison de penser qu’il doit aller payer un péage qu’il n’a jamais vu. Les portiques ne klaxonnent pas, aucune barrière ne s’ouvre ni ne se ferme. On roule, on rentre chez soi, et on oublie. Les associations d’automobilistes alertent d’ailleurs régulièrement sur ces amendes reçues par des gens parfaitement de bonne foi.

Pour les habitués du télépéage, par contre, rien ne change. Le badge est lu au passage et le trajet est débité comme avant, sans la moindre démarche. C’est clairement le système qui s’impose pour les nouveaux tronçons, et l’État pousse dans ce sens pour fluidifier le trafic.

Le réflexe à prendre est simple. Si vous empruntez une autoroute sans vous arrêter au péage, notez-le et allez régler sous trois jours. Ça vous évitera une très mauvaise surprise dans la boîte aux lettres quelques semaines plus tard.

Crédit photo : GilPe / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)