Renault relance l’Estafette en fourgon électrique, et il sera assemblé en France

Renault Estafette E-Tech électrique aux côtés de la Goélette et du Trafic E-Tech

Le nom ne vous dira peut-être rien si vous avez moins de cinquante ans, mais l’Estafette, c’est un morceau d’histoire. Le petit fourgon à moteur avant des années 60, celui des artisans, des gendarmes et des boulangers. Renault vient de le ressusciter en version 100 % électrique, et la grande nouvelle pour nous, c’est qu’il sortira d’une usine française, à Sandouville, en Normandie.

La nouvelle Estafette E-Tech n’a plus grand-chose à voir avec l’ancienne, forcément. On est sur un fourgon haut et compact, 5,27 mètres de long pour 2,60 mètres de haut, pensé pour la livraison du dernier kilomètre en ville. Et ces proportions ont un intérêt très concret : à l’intérieur, une personne d’1,90 m tient debout sans se plier en deux. Pour un livreur qui entre et sort du véhicule cent fois par jour, ça change vraiment la vie. Le volume de chargement grimpe à 9,2 m³, avec une porte latérale coulissante et un rideau à l’arrière qui s’enroule façon magasin.

Sous le plancher, Renault a installé ses batteries à plat, à la manière d’un skateboard. Deux versions sont prévues : une batterie LFP de 60 kWh pour environ 300 km d’autonomie, et une plus grosse NMC de 81 kWh qui vise les 400 km. Le moteur arrière, signé Valeo, développe 197 chevaux. Grâce à une architecture 800 volts, l’engin récupère 15 à 80 % de charge en moins de vingt minutes, soit à peine le temps d’un café et d’une tournée de colis triés.

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L’Estafette se rechargera comme n’importe quelle électrique, et pour la brancher à domicile ou sur une borne publique, un bon câble Type 2 reste indispensable.

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L’Estafette est aussi la première Renault conçue comme un vrai véhicule logiciel, avec le système CAR OS et les services Google à bord. Elle peut même servir de batterie sur roues pour alimenter des outils ou réinjecter du courant, grâce aux fonctions V2L et V2G.

Tout ça est développé avec Flexis, la coentreprise montée par Renault, Volvo et l’armateur CMA CGM, spécialement pour les utilitaires électriques. La production démarre en 2026 à Sandouville, et les commandes doivent ouvrir vers le milieu de l’année.

Reste la question qui fâche, celle du tarif. Renault n’a toujours pas lâché de prix, et sur un utilitaire électrique destiné aux pros, c’est pourtant le chiffre qui décidera de tout. On attend de voir.

Crédit photo : Renault