Audi ressuscite l’A2 en électrique et la présente à Paris, à partir de 38 600 euros

Il aura fallu vingt-six ans. Audi ramène le nom A2, cette petite compacte à carrosserie aluminium lancée en 1999 puis abandonnée en 2005 faute d’acheteurs, et la transforme en voiture électrique. La marque aux anneaux profite du Mondial de l’Auto de Paris, qui ouvre ses portes le 12 octobre, pour la montrer au public français. Le nom revient, mais tout le reste a changé.
Sous la carrosserie, on trouve désormais la plateforme des citadines électriques du groupe Volkswagen, celle qui sert aussi à la nouvelle Polo électrique et à la future petite Cupra. L’A2 e-tron mesure 4,32 mètres, un gabarit de compacte classique, avec une silhouette haute et une face avant qui reprend les codes des derniers modèles électriques de la marque.
Le vrai sujet, c’est le prix. L’entrée de gamme démarre à 38 600 euros, avec un moteur de 170 chevaux et une batterie de 52 kWh bonne pour 423 kilomètres d’autonomie WLTP. Au-dessus, une version de 190 chevaux et 61 kWh grimpe à 42 900 euros pour environ 500 kilomètres. Vient ensuite la 231 chevaux, avec la grosse batterie de 84 kWh, à 46 900 euros, qui revendique jusqu’à 646 kilomètres, le meilleur chiffre de la gamme. Tout en haut, une variante de 326 chevaux à 52 000 euros pour les pressés.
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Il y a un détail qui compte pour le portefeuille. Les trois premières versions passent sous le seuil des 47 000 euros et restent donc éligibles au coup de pouce électrique, l’aide qui a remplacé une partie de l’ancien bonus. La 326 chevaux, elle, dépasse le plafond et n’y a pas droit. Autrement dit, sur une A2 e-tron, le ticket d’entrée réel dépendra beaucoup de la finition choisie.
Reste la question de fond, la même qui avait coulé la première A2 : est-ce que les acheteurs sont prêts à payer le prix d’une Audi pour une voiture aussi compacte. À 38 600 euros, on parle du tarif d’une berline familiale bien équipée, ou de plusieurs citadines électriques françaises qui font le même travail pour moins cher. Audi mise sur le badge et sur l’autonomie.
Les commandes ouvrent cet automne en France, et les premières livraisons sont annoncées pour décembre. On verra à Paris si le public a pardonné à l’A2.
Crédit photo : Audi
