Smart revient à la biplace avec la #2, une citadine électrique attendue autour de 22 500 euros

La Smart #2, citadine électrique biplace, vue de trois quarts avant

Smart avait pris l’habitude de grossir. Après le SUV #1 et la berline #3, tous deux bien plus imposants que ce qui a fait le nom de la marque, voilà que la firme revient à ses fondamentaux. La #2, qui sera présentée le 12 octobre au Mondial de l’Auto de Paris, renoue avec la formule d’origine, celle de la vieille Fortwo : deux places, un gabarit minuscule, et rien de plus.

Et minuscule, elle l’est vraiment. Avec 2,75 mètres de long, la #2 fait à peine 5 centimètres de plus que l’ancienne Fortwo. Pour vous donner une idée, ça représente presque un mètre de moins qu’une Renault Twingo électrique. Une vraie voiture de ville, pensée pour se garer là où les autres renoncent.

Sous la carrosserie, on trouve une batterie LFP de 35,7 kWh fournie par le chinois CATL, qui promet une autonomie d’environ 300 km en cycle WLTP. Le moteur développe 82 chevaux, la vitesse de pointe est bridée à 140 km/h, et l’ensemble pèse 1 130 kg. Personne n’ira chercher des sensations avec ça, mais pour un usage urbain et périurbain, c’est largement suffisant. La #2 repose sur une nouvelle plateforme baptisée ECA, développée par Geely, le groupe chinois copropriétaire de Smart aux côtés de Mercedes.

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Pour une citadine électrique comme la #2, un bon câble Type 2 reste l’accessoire de base pour recharger sur borne :

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Côté tarif, un dirigeant de la marque a évoqué un prix autour de 22 500 euros en Europe. Rien d’officiel pour l’instant, les vrais chiffres tomberont à Paris. Mais il y a déjà un point qui va faire tiquer par chez nous : la #2 est assemblée en Chine, ce qui la prive du bonus écologique renforcé. Pour une citadine qui vise justement les budgets serrés, c’est franchement dommage, et ça change pas mal la donne face à des concurrentes produites en Europe comme la future Twingo.

La commercialisation est annoncée pour 2027, le temps d’ouvrir les carnets de commandes après le salon. Reste à voir si le public suivra. La Fortwo avait ses fans inconditionnels, ceux qui adoraient se faufiler et se garer en épi dans trois mètres. Smart parie que cette clientèle existe toujours, à l’heure où tout le monde ne jure que par les SUV. Le pari est courageux. On verra à Paris si le charme opère encore.

Crédit photo : Smart