GAC débarque en France avec l’Aion UT à moins de 27 000 euros, une électrique assemblée en Europe

GAC Aion UT électrique blanche vue de trois quarts avant sur un parking

Encore un constructeur chinois qui pose ses valises chez nous. GAC, le géant de Canton, a officialisé son offensive française le 21 septembre, avec deux voitures électriques sous le label Aion et des ambitions qui voient large.

La première, l’Aion UT, est une compacte de 4,27 m pensée pour la ville et les trajets du quotidien. Elle annonce jusqu’à 430 km d’autonomie en cycle WLTP, la norme européenne qui sert de référence, et un tarif d’entrée autour de 26 990 euros. À ce prix-là, elle vient chasser directement sur les terres de la Renault Mégane E-Tech et des citadines électriques du moment. La recharge rapide fait passer la batterie de 30 à 80 % en vingt-quatre minutes, et le coffre encaisse 440 litres, ce qui reste correct pour le gabarit.

Au-dessus, il y a l’Aion V, un SUV du segment C de 4,60 m qui vise les 510 km d’autonomie tout en restant sous la barre des 36 000 euros. Deux modèles, deux tarifs agressifs. Et un message assez clair envoyé aux marques déjà installées.

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Le vrai point à retenir pour un acheteur français, c’est l’assemblage. L’Aion UT ne sort pas d’une usine chinoise mais des lignes de Magna à Graz, en Autriche, depuis le mois de mars. Ça compte. Parce que les voitures électriques importées de Chine subissent depuis fin 2024 des surtaxes douanières européennes qui font grimper la facture. Une production sur le sol européen permet d’en esquiver une partie, et surtout de rester dans les clous pour le bonus écologique. De quoi rendre les prix affichés vraiment crédibles.

Le nerf de la guerre, maintenant, c’est le réseau. Sans concessions, pas de ventes, GAC le sait très bien. La marque prévoit une vingtaine de points de vente ouverts en octobre, une cinquantaine d’ici la fin de l’année, puis un maillage plus dense derrière. À plus long terme, GAC parle carrément de 200 points de vente, 40 000 immatriculations et 3 % du marché français d’ici 2030. Sur le papier, c’est énorme.

Vous pourrez voir tout ça en vrai au Mondial de Paris, du 12 au 18 octobre, où GAC aura son stand au milieu de l’armada venue de Chine. Entre BYD, Leapmotor, XPeng et les autres, le salon commence à ressembler à une belle délégation de l’empire du Milieu. À voir maintenant si les Français mordront à l’hameçon.

Crédit photo : Navigator84 (CC BY-SA 4.0)