Le gazole bat son record historique à 2,39 euros, et l’aide de 100 euros s’arrête dans dix jours

Mauvaise nouvelle à la pompe. Le gazole a touché un nouveau record en France le 18 septembre, autour de 2,39 euros le litre, soit un cheveu au-dessus du précédent sommet d’avril qui plafonnait à 2,38 euros. On pensait ce niveau derrière nous, il revient en pleine rentrée.
Dans le détail, la moyenne nationale tournait déjà autour de 2,33 euros à la mi-septembre. Mais plus de 700 stations affichaient carrément plus de 2,50 euros, et une soixantaine dépassaient même les 2,70 euros, surtout sur autoroute et dans les coins ruraux. L’essence n’est pas épargnée. Le SP95-E10, le carburant le plus courant, flirte avec 2,15 euros et a effacé son pic de juin 2022.
Pour un conducteur qui avale 20 000 kilomètres par an avec une voiture à 6 litres aux cent, la facture grimpe d’environ 335 euros sur l’année par rapport au printemps. De quoi peser lourd sur un budget déjà tendu.
Une pression de pneus correcte, c’est déjà quelques pour cent de carburant en moins. Ce petit gonfleur sans fil à écran numérique permet de vérifier et regonfler soi-même en une minute :
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Face à ça, le gouvernement a reconduit son aide de 100 euros pour les gros rouleurs. Sauf que voilà, elle s’arrête le 30 septembre, donc il ne reste que quelques jours pour la demander. Pour y avoir droit, il faut un revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 880 euros au titre de 2024, habiter à plus de 15 kilomètres de son travail ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an à titre professionnel, et rouler en essence, diesel ou hybride non rechargeable. La demande se fait en ligne, avec avis d’imposition et justificatif de l’employeur. Sur près de 3 millions de personnes éligibles, seulement 1,5 million ont fait la démarche. Si vous êtes concerné, ce serait quand même dommage de laisser filer.
Pour le reste, les vraies économies se jouent ailleurs. Le GPL reste autour de 1,05 euro le litre et le Superéthanol E85 sous les 0,90 euro, soit deux à trois fois moins cher que le gazole, ce qui explique le regain d’intérêt pour les boîtiers de conversion et les moteurs bicarburation que multiplient Renault et Dacia. L’éco-conduite, une bonne pression des pneus et un comparateur de prix avant de faire le plein grattent aussi facilement 10 à 15 pour cent.
Tant que le baril et l’euro joueront contre nous, l’automne s’annonce cher à la pompe.
Crédit photo : Illustration générée par IA
