Stationnement : la règle des 5 mètres devant les passages piétons devient obligatoire fin 2026

Passage piéton sur une rue de ville avec des voitures stationnées juste avant

C’est une échéance qui approche à grands pas et que beaucoup d’automobilistes n’ont pas vue venir. Au 31 décembre 2026, chaque commune de France devra avoir supprimé le stationnement dans les cinq mètres situés juste avant un passage piéton. Des milliers de places vont disparaître du paysage urbain, et la place que vous preniez tous les matins fait peut-être partie du lot.

La règle vient de loin. Elle est inscrite dans la loi d’orientation des mobilités, la fameuse LOM du 24 décembre 2019, et précisée par un décret de fin 2022. Le principe est simple à comprendre. Une voiture garée juste avant un passage piéton forme un écran. Le conducteur qui arrive ne voit pas le piéton prêt à traverser, et le piéton ne voit pas la voiture. En dégageant ces cinq mètres, on rétablit la visibilité des deux côtés.

Un point mérite d’être précisé, parce qu’il change tout dans la pratique. La zone protégée concerne uniquement les cinq mètres en amont, c’est-à-dire du côté par lequel les voitures arrivent. Les cinq mètres situés après le passage, eux, ne sont pas visés par le texte. Donc non, ce n’est pas dix mètres neutralisés à chaque passage, mais bien cinq, et toujours du même côté.

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Puisqu’on parle stationnement, autant garder le bon réflexe pour les zones bleues :

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Autre nuance : il ne s’agit pas seulement de repeindre le trottoir. Les communes doivent neutraliser physiquement l’espace. En clair, on ne se contente pas d’un marquage au sol qu’on pourrait ignorer, on installe de quoi empêcher réellement le stationnement. Ces cinq mètres peuvent d’ailleurs être réutilisés, par exemple pour des arceaux à vélos, des deux-roues ou un peu de végétalisation.

Pour l’automobiliste, la conséquence est concrète. Une fois l’aménagement en place, se garer dans cette zone devient une infraction de quatrième classe. Comptez une amende forfaitaire de 135 euros, qui grimpe à 375 euros si vous traînez à payer, avec en prime un risque de mise en fourrière. Pas de retrait de points en revanche.

Reste la vraie question, celle du calendrier. Beaucoup de communes sont encore loin du compte à quelques mois de l’échéance. Certaines vont s’y mettre en catastrophe, d’autres laisseront filer. Sur le papier, la date est fixée. Sur le terrain, ça risque d’être un peu plus compliqué.

Crédit photo : Illustration générée par IA