Le leasing social rouvre le 16 juillet, avec une Citroën ë-C3 à 94 euros par mois

Le leasing social revient. Troisième édition, ouverture des dossiers le jeudi 16 juillet, et un ticket d’entrée qui va faire du bruit : 94 euros par mois pour une Citroën ë-C3, sans apport.
L’enveloppe s’élève à 401 millions d’euros, ponctionnés sur les certificats d’économies d’énergie, ces obligations qui pèsent sur les fournisseurs d’énergie. De quoi placer environ 50 000 voitures électriques en location longue durée, sur des contrats de trois ans minimum. Ça fait un peu plus de 8 000 euros d’aide par véhicule en moyenne, avec une fourchette qui va de 6 500 à 9 500 euros selon l’origine des composants. Plus la voiture et ses pièces viennent de près, plus l’État se montre généreux.
Les conditions n’ont pas beaucoup bougé. Il faut un revenu fiscal de référence par part sous les 16 880 euros, résider en France, et surtout rouler pour aller travailler : plus de 10 km entre le domicile et le bureau, ou au moins 8 000 km par an à titre professionnel. Une nouveauté quand même, ceux qui ont déjà profité du dispositif en 2024 ou en 2025 sont écartés. Façon polie de dire que la file d’attente est longue.
Une électrique en leasing social, c’est bien. Un câble de recharge Type 2 dans le coffre pour brancher la voiture sur n’importe quelle borne publique, c’est mieux.
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Côté voitures, le cahier des charges s’est durci. Moins de 1,8 tonne sur la balance, moins de 47 000 euros hors options, et un écoscore d’au moins 60 points. Ce score environnemental mesure l’empreinte carbone de la fabrication et du transport du véhicule, ce qui élimine à peu près toutes les électriques assemblées en Chine. Chaque constructeur doit aussi aligner au moins une offre sous 140 euros mensuels, et plusieurs sous 200.
Stellantis répond avec douze modèles répartis sur sept marques, de la ë-C3 à la Peugeot e-208, en passant par la Fiat Grande Panda et l’Opel Corsa électrique. Renault en propose quatre : Twingo E-Tech, R5, R4 et Mégane. La Twingo démarre à 130 euros, la R4 à 170 euros en finition Evolution. Et pour la première fois, les asiatiques s’invitent vraiment à la fête, avec la Nissan Micra entre 139 et 199 euros, la Hyundai Inster à 139 euros, ou la Kia EV2 dès 137 euros.
Cinquante mille voitures, c’est à la fois beaucoup et très peu. La première édition, en 2024, avait été stoppée avant la date prévue tant les demandes affluaient. Le 16 juillet, il faudra donc être devant son écran, et probablement de bonne heure. C’est un peu le principe de ce dispositif depuis le début : une vraie bonne idée, distribuée au compte-gouttes.
Crédit photo : Calreyn88 (CC BY-SA 4.0)
