Rouler à plus de 50 km/h au-dessus de la limite peut désormais vous envoyer au tribunal, voire en prison

Compteur de vitesse d'une voiture avec l'aiguille poussée dans la zone rouge

Depuis le 29 décembre 2025, dépasser de 50 km/h ou plus la vitesse autorisée n’est plus une simple contravention. C’est un délit. Le changement est passé un peu inaperçu dans le brouhaha des fêtes, mais six mois plus tard, il est bien réel et il concerne tout le monde, du chauffard occasionnel au conducteur pressé qui ne regarde pas son compteur.

Le texte qui acte tout ça, c’est le décret n°2025-1269 du 22 décembre 2025, pris en application de la loi du 9 juillet 2025 sur les violences routières. Avant, un grand excès de vitesse relevait de la contravention de 5e classe, avec une amende plafonnée à 1 500 euros. Maintenant, on bascule dans le registre pénal, celui du tribunal correctionnel et du casier judiciaire.

Concrètement, si vous êtes flashé à plus de 50 km/h au-dessus de la limite, vous recevez une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros. Réglée dans les quinze jours, elle tombe à 250 euros. Si vous traînez, elle grimpe à 600 euros. Jusqu’ici, ça ressemble encore à une grosse prune. Sauf que voilà : c’est désormais un délit inscrit à votre casier judiciaire, et non plus une ligne qui disparaît discrètement.

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Et si vous contestez ou refusez de payer, l’affaire part devant le juge. Là, les sanctions changent d’échelle. L’amende peut atteindre 3 750 euros, contre 1 500 auparavant, et le tribunal peut prononcer jusqu’à trois mois de prison. Ajoutez à ça la suspension ou l’annulation du permis, et même la confiscation pure et simple du véhicule.

En cas de récidive dans les cinq ans, tout double. On parle alors de 7 500 euros d’amende et jusqu’à six mois d’emprisonnement. Le message est limpide : l’État ne veut plus traiter le très grand excès de vitesse comme une bête infraction routière, mais comme un comportement dangereux à part entière.

Reste la question du permis. Un grand excès de vitesse coûte toujours 6 points, comme avant. La grosse différence est ailleurs : dans l’étiquette. Être « délinquant routier » plutôt que « contrevenant », ce n’est pas qu’un mot. Ça peut peser lors d’un recrutement, d’un contrôle, ou le jour où vous devrez expliquer ce fameux casier. De quoi lever le pied, mine de rien.

Crédit photo : Illustration générée par IA