Hamilton chez Ferrari : pourquoi ce transfert historique dépasse largement le simple changement d’écurie

Le 2 février 2024, Lewis Hamilton annonçait qu’il quittait Mercedes à la fin de la saison pour rejoindre la Scuderia Ferrari en 2025. La nouvelle a traversé le paddock comme une secousse. Pas une simple signature sur un contrat : l’une des plus grandes reconfigurations humaines de la Formule 1 moderne.
Hamilton avait tout gagné avec Mercedes. Six de ses sept titres mondiaux portent l’étoile dans le dos. Douze ans de collaboration, une page d’histoire réécrite saison après saison, et la perspective d’un 8e titre qui semblait encore accessible. Partir, et partir pour Ferrari, c’était une rupture que presque personne n’avait vue venir.
Ferrari, c’est le mythe. La marque la plus chargée d’histoire de toute la Formule 1, celle pour laquelle les pilotes font volontiers des concessions. Mais c’est aussi une équipe qui n’a plus remporté le titre constructeurs depuis 2008 — et encore, ce titre a failli leur échapper avant d’être attribué suite à la disqualification de McLaren. Côté pilotes, le dernier champion Ferrari s’appelle Kimi Räikkönen, en 2007.
Depuis, des pointures y ont tenté leur chance. Fernando Alonso, double champion du monde, a passé cinq saisons à Maranello sans titre. Sebastian Vettel, quadruple champion, y a connu les mêmes désillusions. Ferrari attire les meilleurs, et les meilleurs n’y gagnent pas. C’est la malédiction qui planait sur l’annonce du 2 février.
Hamilton arrive avec sept titres et le record absolu de victoires en Formule 1. À 40 ans passés en 2025, c’est son dernier grand défi. Il court aux côtés de Charles Leclerc, qui a accueilli cet associé avec des sentiments forcément mélangés : la satisfaction d’avoir à ses côtés le pilote le plus titré de l’histoire, et la pression de devoir le battre au classement.
Côté sportif, Ferrari semblait avoir progressé par rapport aux années de disette. Mais la régularité sur une saison entière, la qualité des stratégies, la fiabilité mécanique dans les moments qui comptent vraiment : ce sont ces facteurs qui avaient souvent mis la Scuderia en difficulté. Hamilton le sait mieux que personne pour avoir bénéficié de l’efficacité redoutable de Mercedes pendant plus d’une décennie.
Ce transfert a aussi relancé l’intérêt médiatique et commercial pour la Formule 1 de façon spectaculaire. Netflix s’est frotté les mains. Les équipementiers ont refait leurs calculs. Et les fans du monde entier ont suivi les premières sorties en rouge avec une attention décuplée.
Reste la question centrale : la carrière de Lewis Hamilton se terminera-t-elle avec un 8e titre porté par Ferrari, ou ce chapitre restera-t-il celui d’un champion de légende face à une équipe de légende — sans le trophée au bout ? Alonso et Vettel ont tous deux répondu par le vide. Hamilton a l’occasion de réécrire cette conclusion. La Formule 1 entière regarde.
Crédit photo : DR
La casquette officielle PUMA Scuderia Ferrari aux couleurs de Lewis Hamilton, pour afficher ses couleurs en tribunes.
PUMA Scuderia Ferrari F1 Casquette Lewis Hamilton → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
