L’aide carburant de 100 euros tombe aujourd’hui sur le compte de 1,6 million de Français

Pistolet de pompe à carburant inséré dans le réservoir d'une voiture à une station-service

Si vous roulez beaucoup pour aller bosser, jetez un œil à votre relevé bancaire ce jeudi. À partir d’aujourd’hui, 16 octobre, l’État reverse automatiquement 100 euros à 1,6 million de personnes qui touchaient déjà l’aide carburant entre avril et septembre. Pas de démarche, pas de formulaire, pas de simulateur à remplir : le virement arrive tout seul.

Cette aide, baptisée « grands rouleurs », n’est pas nouvelle, mais le gouvernement vient de la prolonger et de l’élargir pour couvrir octobre, novembre et décembre. Et le filet s’est agrandi : le plafond de revenu fiscal de référence passe à 22 770 euros par part, ce qui fait grimper le nombre de personnes éligibles à environ 5,5 millions. Beaucoup plus que les 1,6 million servis automatiquement, donc.

Pour les autres, ceux qui n’avaient encore rien demandé, il faut passer par impots.gouv.fr. Le simulateur d’éligibilité est déjà en ligne pour vérifier votre cas, et le dépôt des demandes ouvre un peu plus tard, fin octobre. Comptez une dizaine de jours entre la demande validée et le versement sur votre compte.

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Pour les gros rouleurs qui veulent faire le plein d’avance quand les prix baissent, un bidon homologué reste pratique :

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Tout le monde n’y a pas droit pour autant. Il faut être domicilié fiscalement en France, avoir une activité salariée ou indépendante, et surtout utiliser sa voiture ou son deux-roues pour le travail. Dans le détail, l’administration demande au moins 15 km entre le domicile et le lieu de travail à l’aller, soit 30 km aller-retour, ou alors 8 000 km parcourus dans l’année pour raisons professionnelles. Le véhicule doit rouler au thermique ou à l’hybride non rechargeable, être assuré et en état de circuler. Les électriques et les hybrides rechargeables, eux, restent sur le bord de la route.

Le timing n’a rien d’un hasard. Le SP95-E10 tournait autour de 2,17 euros le litre fin septembre et le gazole flirte avec les 2,40 euros. Les 100 euros étalés sur trois mois représentent, selon Bercy, une remise d’environ 40 centimes par litre pour un gros rouleur. C’est toujours ça de pris, même si on est loin de compenser la flambée à la pompe.

À côté de ça, le gouvernement a annoncé puiser dans les réserves stratégiques de gazole via un accord entre pays du G7, de quoi faire théoriquement baisser les prix de 12 à 18 centimes pendant trois mois. Sur le papier, la facture allège un peu. À la pompe, on verra bien.

Crédit photo : Illustration générée par IA