La voiture électrique d’occasion a de nouveau droit à une prime, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles

Depuis le 1er septembre, acheter une voiture électrique d’occasion en France peut vous faire récupérer un peu d’argent. Un arrêté paru au Journal officiel le 12 août a rétabli une aide qui avait disparu en 2024, et la mécanique n’a plus rien à voir avec l’ancien bonus de l’État.
Le montant, d’abord, parce que c’est lui qui va faire tiquer : la très grande majorité des acheteurs touchera environ 337 euros. On est loin des milliers d’euros d’autrefois. Selon le cours du certificat sur lequel repose le dispositif, la somme peut osciller entre 295 et 380 euros, mais le repère à retenir, c’est 337.
La grosse nouveauté, c’est justement d’où vient l’argent. Cette prime passe par les certificats d’économies d’énergie, les CEE. En clair, ce ne sont plus les impôts qui financent, mais les fournisseurs d’énergie et de carburants, obligés par la loi de contribuer. C’est donc un fournisseur ou un intermédiaire agréé qui vous verse la somme, pas l’administration fiscale. Autre conséquence directe : plus aucune condition de revenus. Tout le monde y a droit, du moment que les critères sont respectés.
Une occasion électrique, c’est bien, mais il faut aussi de quoi la brancher. Un câble Type 2 universel reste l’accessoire de base, compatible avec la quasi-totalité des modèles vendus en France.
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Et ces critères, justement, cadrent sérieusement les choses. La voiture doit avoir été immatriculée pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, être achetée chez un professionnel de l’automobile, et sa batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité d’origine. Il faut aussi la garder au moins trois ans. De quoi écarter la revente rapide et les occasions trop fatiguées.
Il existe quand même un étage au-dessus, nettement plus intéressant. Les professionnels de l’aide et des services à la personne peuvent viser entre 2 000 et 2 360 euros, à condition cette fois que le véhicule coûte moins de 25 000 euros et pèse moins de 1 800 kg à vide. Une aide à domicile qui bascule sur une électrique d’occasion fait donc une vraie affaire, bien plus qu’un particulier lambda.
Pendant ce temps, côté voiture neuve, le malus continue de se durcir. Le seuil se déclenche maintenant dès 108 g/km de CO2, contre 113 l’an dernier, et touche près de 72 % des modèles neufs vendus. Les électriques, elles, restent exonérées. Difficile de faire plus clair sur la direction que prend la fiscalité auto.
Crédit photo : Illustration générée par IA
